Ostéopathie et réflexes archaïques
1. Les réflexes archaïques : la base du développement par le corps
Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques présents dès la grossesse et les premiers mois de vie. Ils relèvent de la motricité involontaire et sont contrôlés par des structures profondes du système nerveux.
Ces réflexes participent au développement moteur, postural et sensoriel du bébé.
En grandissant, ces mouvements automatiques sont destinés à s’intégrer naturellement afin de laisser place à une motricité plus volontaire, plus stable et mieux coordonnée. Ce processus, appelé intégration des réflexes, est indispensable à l’intégration à la motricité globale du corps, préalable aux apprentissages, à la coordination et à l’aisance corporelle.
2. Quand les réflexes persistent : des signaux corporels à observer
Lorsque certains réflexes archaïques ne s’intègrent pas complètement, ils peuvent rester actifs et générer des schémas de tensions récurrents dans le corps. Ces automatismes persistants obligent l’organisme à s’adapter en permanence, ce qui peut se manifester par différents signaux fonctionnels.
On peut notamment observer :
Sur le plan physique et postural : tensions musculaires fréquentes, posture enroulée ou instable, douleurs récurrentes sans cause traumatique évidente, fatigue corporelle rapide.
Sur le plan moteur : maladresse, difficultés de coordination, gestes brusques ou mal contrôlés, difficultés à rester immobile, faible aisance corporelle.
Sur le plan émotionnel et psychique : hypersensibilité, agitation, réactions disproportionnées face au bruit, au stress ou aux imprévus, difficulté à se calmer.
Sur le plan scolaire et attentionnel : difficultés de concentration, fatigabilité à l’écriture, lenteur, difficultés à suivre une ligne, à s’organiser ou à automatiser certains apprentissages.
Ces éléments ne constituent pas un diagnostic, mais peuvent orienter vers une évaluation des réflexes archaïques lorsque plusieurs d’entre eux sont présents de manière persistante.
3. Pourquoi une approche ostéopathique ?
Lorsque des réflexes archaïques persistent, le corps met souvent en place des compensations motrices et posturales. Ces compensations peuvent s’exprimer par des zones de tensions chroniques, des restrictions de mobilité ou des schémas corporels répétitifs.
L’ostéopathie permet d’agir sur ces schémas de tension récurrents, en travaillant sur la mobilité, la posture et l’équilibre global du corps.
L’accompagnement associe :
un travail ostéopathique global,
des techniques d’intégration des réflexes,
et des exercices simples à refaire à la maison, essentiels pour soutenir l’évolution dans la durée.
Ce travail progressif favorise une meilleure organisation du mouvement et une intégration plus fluide des automatismes dans la motricité volontaire.